Pharaons !

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mardi 6 décembre 2011

Horus

HorusLa vénération du faucon a ses racines dans les plus anciennes conceptions des dieux en Egypte. Déjà les premiers rois étaient liés à son aspect. Cependant, comme du sud de la Haute-Egypte jusqu'au Delta plusieurs divinités faucons étaient adorées et comme leur fusion en Horus restait incomplèe, ce dieu présente une image peu uniforme.

En tant que maître des airs qui parcourt le ciel, on l'associe au soleil. Horakhty est ainsi l' "Horus de l"Horizon", la forme journalière du soleil.

Harmakhis, l'"Horus dans l'horizon", est devenu le nom du grand sphinx de Giza. Haroéris, "Horus l'Ancien", était considéré comme le fils de Râ.

L'apparition du culte d'Osiris ainsi que l'identification d'Horus avec le roi créait cependant une nouvelle conception. Si le roi défunt était Osiris, son fils et successeur devait être Horus, donc le fils d' Isis et d'Osiris. En cette qualité, il était appelé Harsiésis, fils d'Isis.

En tant que roi divin et fils d'Osiris, Horus venge son père (Horus Harendotes, le vengeur) et se bat pour son héritage ; sous l'aspect solaire, il vainc les ennemis de Râ. Dans les mythes, les deux idées s'entremêlent dans un différent étrangement mouvant entre Horus et Seth. Ce dieu curieux, â la tête fine et allongée d'un animal difficilement identifiable zoologiquement, n'est devenu un personnage négatif que par le mythe osirien, tout en gardant ses traits positifs originels.

lundi 5 décembre 2011

Le Temple d'Horus à Edfou

Temple d'Horus à EdfouSituée sur la rive gauche du Nil, non loin de l'eau, Edfou (d'abord Djebaou, puis Atho en copte) était, du temps des pharaons, la capitale du second nome de Haute Egypte. Les Grecs, qui avaient identifié Horus avec Apollon, l'appelaient Apollonis Magna. Son importance est attestée dès les premières dynasties, comme siège du culte du dieu faucon Horus.

C'est pour vénérer ce dernier qu'en 237 avant J.-C. Ptolémée III Evergète fit élever un temple sur les ruines d'un autre monument plus ancien. Les travaux se poursuivirent sous Ptolémée IV Philopâtor, la salle hypostyle fut achevèe pendant le régne de Ptolémée VIII Evergète II, en 124 avant J.-C., et les décorations terminées sous Ptolémée XII Néos Dionysos, en 57 avant J.-C., c'est-à-dire 180 ans après l'ouverture du chantier.

Le temple, dédié à Horus, sa femme Hathor et leur fils Horsomtous, englobé dans une vaste enceinte sacrée, actuellement enfouie sous les maisons, n'est pas orienté est/ouest, comme la plupart des autres sanctuaires, mais vers le sud, ce qui s'explique peut-être par la forme du terrain ; on y accède par un grand pylône, suivi d'une cour à colonnade qui conduit vers une salle hypostyle. A partir de celle-ci, on pénètre dans la salle des offrandes, prolongée par un vestibule qui débouche enfin sur le saint des saints, la partie la plus profonde du temple où trône un magnifique naos en granit, datant du règne de Nectanébo II et qui, à l'origine, contenait une statue à l'effigie du dieu.

De part et d'autre de cet axe central s'ouvre une multitude de chambres dont chacune avait une fonction bien précise, décrite par les innombrables textes qui tapissent les murs et qui font d'Edfou une véritable bibliothèque gravée sur pierre.

Le second édifice d'Edfou, est un de ces petits temples nommés Mammisi (lieu d'accouchement), que l'on construisait toujours à côté de tous les grands temples où une divinité était adorée. C'était l'image de la demeure céleste où la déesse avait enfanté le troisième personnage de la triade, qui est toujours figuré sous la forme d'un jeune enfant. Le Mammisi d'Edfou représente ainsi la naissance et l'éducation de Horsomtous, fils d'Horus et d'Hathor.

Ce temple est encore aujourd'hui un des plus grands et des mieux conservés de toute l'Egypte, et le site a fait l'objet de fouilles au XIXième siècle, menées par Auguste Mariette, alors directeur du Service des Antiquités.

Edfou selon J.-F. Champollion : Le 24 février au matin, nous courions le portique et les colonnades d'Edfou .... Ce monument imposant par sa masse porte cependant l'empreinte de la décadence de l'art Egyptien sous les Ptolémées, au règne desquels il appartient tout entier. Ce n'est plus la simplicité antique ; on y remarque une recherche et une profusion d'ornements bien maladroite, et qui marque la transition entre la noble gravité des monuments pharaoniques et le papillotage fatigant et de si mauvais goût du temple d'Esna, construit du temps des empereurs.